Parce qu’il est très facile de tomber dans le panneau

Toute personne qui aime quelque chose ou qui déteste quelque chose, est susceptible de partager une fausse nouvelle, surtout si elle confirme ses croyances.  Rappelez-vous que le but premier de la personne qui invente une fausse nouvelle est de nous tromper. Cette personne n’inventera donc pas une fausse nouvelle qui laisse tout le monde indifférent ou qui traite d’un sujet qui n’intéresse personne!

Qui plus est, c’est facile de tomber dans le panneau des fausses nouvelles, parce qu‘elles sont souvent très bien faites !

Elles sont difficiles à repérer sur le web !

Avant : on s’informait dans un journal papier (ou à la radio et à la télévision). On connaissait ce média, on était abonné. Même si on achetait un journal à potins : on savait que c’était un journal à potins, donc pas très sérieux. Maintenant, les frontières sont floues. C’est préoccupant, car la majorité des gens s’informent désormais via les médias sociaux (60 % des Américains – Source : Pew Research Study). Ça complique les choses, car, comme on vient de le voir, les vraies informations côtoient les fausses informations sur un même pied d’égalité sur le web et les réseaux sociaux. En plus, les créateurs de fausses nouvelles s’arrangent pour qu’elles ressemblent aux vraies nouvelles ! Par exemple, le site ETF news : le format et la mise en page ressemblent beaucoup à une vraie page d’information.

Parce que notre cerveau nous joue des tours !

Par exemple, nous avons tendance à faire confiance à notre famille, nos amis, les gens qu’on admire (vedettes, blogueurs, etc.) – et donc si ces personnes partagent quelque chose sur les réseaux sociaux, on aura tendance à y croire plus facilement. Aussi, nous avons tendance à accepter plus facilement les choses qui confirment nos propres croyances. Cela rend notamment notre vie plus facile. On appelle ça des biais cognitifs.

Elles jouent sur nos émotions

Ceux qui font des fausses nouvelles utilisent un truc infaillible, très prisé en publicité : ils jouent sur nos émotions. Ils savent que sous le coup d’une émotion forte (surprise, peur, dégoût, haine, mépris, etc.), on est plus susceptible de réagir et donc de partager une information.

  • Le pape endosse Trump : surprise !
  • Des clowns méchants à Saint-Jérôme : peur !
  • Des femmes voilées plein l’autobus : colère !
  • Un accident à cause de Pokemon Go : découragement !

Ils nous piquent au vif pour qu’on aime, qu’on partage, qu’on commente… Pour qu’on tombe dans le panneau !