Parce qu’il est très facile de tomber dans le panneau

Toute personne qui aime quelque chose ou qui déteste quelque chose, est susceptible de partager une fausse nouvelle, surtout si elle confirme ses croyances.  Rappelez-vous que le but premier de la personne qui invente une fausse nouvelle est de nous tromper. Cette personne n’inventera donc pas une fausse nouvelle qui laisse tout le monde indifférent ou qui traite d’un sujet qui n’intéresse personne!

Qui plus est, c’est facile de tomber dans le panneau des fausses nouvelles, parce qu‘elles sont souvent très bien faites !

Elles sont difficiles à repérer sur le web !

Auparavant, on s’informait dans un journal papier, à la radio et à la télévision. On connaissait ce média, et même si on achetait un journal à potins, on savait ce qu’on avait sous la main. Aujourd’hui, les définitions sont floues. Sur Facebook ou Instagram, parfois même dans une recherche Google, les vraies informations côtoient les fausses, sur un pied d’égalité. Or, la majorité des gens s’informent désormais via les médias sociaux (60 % des Américains, selon une enquête du Centre de recherche Pew publiée en 2017), ce qui augmente le risque qu’ils partagent une fausse nouvelle en toute bonne foi, en croyant qu’elle provenait d’un site légitime.

D’autant plus que  les créateurs de fausses nouvelles s’arrangent pour qu’elles ressemblent aux vraies ! Par exemple, le site ETF news : le format et la mise en page ressemblent beaucoup à une vraie page d’information, et c’est ce qu’ont voulu ses créateurs: pour rendre leurs fausses nouvelles plus « plausibles ».

Notre cerveau nous joue des tours !

Nous avons tendance à faire confiance à notre famille, à nos amis et aux gens qu’on admire, comme les vedettes du cinéma. Par conséquent, si ces personnes partagent quelque chose sur les réseaux sociaux, on aura davantage tendance à y croire. Ajoutez à cela le fait que nous avons aussi tendance à accepter plus facilement les déclarations qui confirment nos propres croyances: les psychologues appellent cela des biais cognitifs.

Elles jouent sur nos émotions!

Ceux qui rédigent des fausses nouvelles connaissent l’existence de ces biais cognitifs et pour s’en servir, ils utilisent un truc infaillible, très prisé en publicité : ils jouent sur nos émotions. Ils savent que, sous le coup d’une émotion forte (surprise, peur, dégoût, haine, mépris, etc.), on est plus susceptible de réagir… et donc de partager une information sans l’avoir vérifiée.

  • Le pape endosse Trump : surprise !
  • Des clowns méchants à Saint-Jérôme : peur !
  • Des femmes voilées remplissent l’autobus : colère !
  • Un accident à cause de Pokemon Go : découragement !